CAP Soleil Energie leader des énergies renouvelables
Les objectifs fixés pour les énergies renouvelables

Une révolution rendu possible par la baisse des coûts de production

Premier constat, la révolution économique des énergies renouvelables. Partout dans le monde, les coûts de production chutent spectaculairement, tirés par les effets de volumes industriels et les ruptures technologiques. Les coûts de production des énergies renouvelables sont structurellement à la baisse dès lors que les conditions de leur déploiement sont optimisées, rationnalisées ou facilitées. Qui aurait imaginé, sérieusement, que l’électricité solaire ou éolienne (terrestre et maritime) atteindrait des niveaux de performance qui la place aujourd’hui dans des gammes de prix tout à fait compétitives ? Cette tendance remarquable s’appuie sur des économies d’échelle qui profitent à des technologies dont le coût de production repose essentiellement sur les investissements initiaux, mais elle repose également sur l’innovation portée par la recherche publique et privée très dynamique. Les énergies renouvelables, qu’elles produisent de la chaleur, de l’électricité, des carburants ou du gaz, constituent des atouts clefs pour réduire le déficit de notre balance commerciale énergétique. Depuis deux ans, les prix du baril de pétrole et ceux des énergies fossiles, en général, sont bas, sans doute conjoncturellement. Les énergies renouvelables thermiques et les biocarburants pâtissent de cette baisse des prix des énergies fossiles. Pour les énergies renouvelables électriques, cette concurrence n’existe que marginalement. On pourra également noter les évolutions technologiques et économiques du stockage qui présagent d’un changement profond dans les comportements à venir des consommateurs toujours soucieux de maîtriser leur approvisionnement énergétique et les coûts associés.

Un cadre légal simplifié pour le déploiement des énergies renouvelables

Deuxième constat, il est utile de rappeler que ces trois dernières années, l’État a simplifié le cadre réglementaire de nos filières et créé l’indispensable visibilité pour leur développement. Il était urgent que les énergies renouvelables voient leurs procédures réglementaires tendre vers un véritable permis environnemental unique, robuste juridiquement et protecteur des droits des tiers. Parallèlement, l’État s’est engagé fortement en matière de visibilité avec des objectifs inscrits dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte et une déclinaison dans la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, qui, en matière de déploiement de nouvelles capacités de production renouvelable, donne satisfaction. La volonté de l’État de fixer un calendrier pluriannuel de tranches d’appels d’offres pour un certain nombre de filières renouvelables constitue un cadre de travail lisible pour les acteurs du secteur.

La question de la gouvernance énergétique

Troisième constat important dans l’équation qui régit le secteur : la gouvernance et le rôle plus actif des consommateurs. Deux tendances fortes guident aujourd’hui la question de la gouvernance énergétique. D’une part, nous vivons désormais dans un cadre réglementaire européen qui balise très précisément les aides d’État pour le secteur de l’énergie et de l’environnement. La recherche d’une plus grande harmonisation des mécanismes de soutien aux filières renouvelables et d’un encouragement à davantage de coopération en matière économique est un objectif louable. Néanmoins, il nous semble important que les États membres gardent des prérogatives fortes en matière de programmation et de pilotage de leur bouquet renouvelable. Notons que l’ambition de la Commission Européenne est l’intégration des énergies renouvelables sur le marché de l’électricité. Si cette ambition s’inscrit dans une politique communautaire cohérente, cette évolution doit être progressive. En effet, les filières renouvelables électriques sont le fait aujourd’hui d’un écosystème de petits producteurs pour lesquels l’accès au marché constitue encore une difficulté à court terme

Une volonté d’investissement dans les énergies renouvelables

D’autre part, nous mesurons la volonté croissante des territoires et collectivités pour s’investir dans la transition énergétique, y compris du point de vue capitalistique. C’est une évolution logique dans la mesure où les installations de production à partir d’énergies renouvelables sont finalement des infrastructures de « taille humaine » qui correspondent bien à l’échelon territorial. En valorisant des ressources locales, elles génèrent de la valeur ajoutée qui profite à l’économie des territoires.

Il convient néanmoins de rappeler qu’il sera nécessaire d’allier ou d’imbriquer ces deux échelles de gouvernance sans oublier le rôle important de l’État stratège, garant des engagements collectifs en matière de réduction de gaz à effet de serre, de sécurité d’approvisionnement ou de développement industriel.

Un intérêt croissant pour le principe d’autoconsommation

Pour compléter ce constat, il convient de rappeler le souhait croissant et rationnel des consommateurs de s’autoalimenter en énergie renouvelable (l’autoconsommation). Cette tendance est une réalité quotidienne pour les professionnels du secteur comme CAP Soleil Energie, interpellés par les consommateurs finaux (particuliers, entreprises, collectivités) soucieux de mettre en œuvre des solutions économiques durables.